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31 août 2010

Un après-midi à la plage?

Minouchette n'est pas contente. Et elle a raison.



Elle adore l'eau. Elle aime nager. Et pour cause, c'est dans les gênes. Moi-même, j'ai su nager avant de savoir marcher... Seulement voilà...



Minouchette aimerait aller à la piscine, et plus encore ces temps-ci, à la plage. Avec moi, bien sur. Et là, problème. Cela m'est absolument impossible. Je n'arrive pas à prendre sur moi: je ne peux pas me mettre en maillot en public. Je ne supporte pas le regard des gens sur ma graisse qui déborde, ma cellulite qui du coup est flagrante.


Je sais que je suis parano. Peut-être bien qu'on ne me regarde pas après tout. Peut-être qu'on ne me juge pas. Les autres n'en ont peut-être rien à faire. Mais moi, je ne vois que ça. J'ai l'impression que les yeux convergent vers moi et je retombe au collège. Je peux même entendre les moqueries.


Je n'ai pas emmené Minouchette à la plage cet été. Me déshabiller pour m'étendre sur ma serviette m'est insupportable. Et je ne te parle même pas de quitter ladite serviette et traverser la plage pour atteindre l'eau (mon Dieu!!!!). Et encore moins de la traversée inverse, quand tu sors de l'eau, que ton maillot te colle bien partout, fait par conséquent ressortir tes bourrelets que tu essaies désespérément de cacher, que tes cheveux dégoulinent et te paraissent hirsutes (alors que d'habitude, ils sont vachement beaux). Du coup, c'est sur, tout le monde ne regarde que moi. Et j'ai la sensation de m'enfoncer dans le sable et que tout mon corps pointe vers le sol pour s'y dissoudre: bourrelets, fesses, seins. Oubliée l'idée d'un semblant de grâce. Je suis plus que jamais lourde et pataude. Et ça, forcément, tout le monde le remarque. Et puis, impossible de faire vite: cela ferait ballotter graisse et seins. L'effet serait encore plus lamentable.


Je ne suis donc pas allée à la plage avec Minouchette cet été. Même si je sais que finalement, je suis certainement beaucoup plus cruelle avec moi-même que ne le seraient réellement les autres.

12 novembre 2009

Coucou!!

Bon, finalement, plus de peur que de mal: le problème de la titine, c'était seulement une bobine d'allumage. Enfin seulement... Un seulement à 166€ quand même!!



Bref, titine s'est sentie beaucoup mieux après que vous ayez vidé votre porte-monnaie. Du coup, vous vous êtes accordé trois jours de congés avec Minouchette. Vous êtes allées rendre visite à des cousins en région parisienne et c'était cool!!!! Pleine campagne, pas de bruit. Les voisins, on les voit jamais. Rahhh, le bonheur!!. Enfin, les vôtres non plus, vous ne les voyez pas, de voisins, mais voues les entendez, ouh là, ça oui, vous les entendez. Le bonheur de vivre en hlm... Que là, rien. Le gazouillis des petits noiseaux le matin.... Raaaahh!!!


Sinon, bilan du programme d'amincissement:

3 petits kilos de perdus. Si, 3!!!! Pour vous c'est une énorme victoire!!! Tu sais pourquoi, toi, Bleu. Tous vos soucis ne sont pas réglés , loin de là. Mais y'a beaucoup de mieux quand même. Alors, bien sur, ce n'est pas suffisant pour vous refaire une garde-robe une taille en dessous. Vous êtes toujours boudinée, vous ne pouvez toujours pas faire tenir ce qui fait chez vous office de mollets dans des bottes. Mais y'a quand même beaucoup de positif. Donc, vous continuez.


Voilà. Ma Bleu, je n'arrive plus à te joindre. Mon mail m'est revenu. Fais un signe ste plaît.

08 octobre 2009

Baila la samba

Minouchette est surexcitée. Surmotivée. Bien plus que vous en tout cas.


Mardi soir, votre copine adorée SP, vous a traînées vous et Minouchette à un cours auquel elle vient de s'inscrire. Un cours de samba.


Ouh là là là là là....


Ouais, t'as bien raison!


Vous devez être franche: c'était très sympa. Au point que vous avez accepté d'y retourner la semaine prochaine (en attendant qu'on vous annonce le prix de l'abonnement). Minouchette danse encore les quelques pas durement appris.


Mais, bou diou!!! Vous avez souffert!!! Y'a très longtemps que vous n'avez plus aucune activité sportive. Et là, c'était duuuur! La prof était très gentille. Elle n'a pas relevé à quel point vous êtes pataude. Minouchette, elle, l'a parfaitement remarqué et ne s'est pas privée de vous le faire savoir une fois rentrées. Fichue gosse!!


Bref, c'était chouette, on y retourne et l'Ex aura droit à un cours privé ce week-end. Il va souffrir (héhéhéhéhéhéhé), Minouchette n'étant pas patiente pour deux sous.

09 septembre 2009

A rentrée bonne résolution

Comme l'exprime si bien Caroline dans son post "Miroir, mon salopard de miroir...", ras le bol!!


Vous ne supportez plus votre condition. Vous aussi vous avez essayé tout plein de régimes à la con qui n'ont rien donné, à part vous faire prendre plus de poids encore. Vous aussi vous avez consulté nutritionnistes, diététiciennes rachitiques et autres charlatans.


Vous aussi fuyez les miroirs, vous préférez ne pas vous voir. Vous aussi vous vous planquez derrière l'appareil photo pour être sure de n'avoir pas à vous regarder après. Pire même: à ce que d'autres voient.


Vous vous dites que vous êtes pas si pire que ça. Et puis vous aussi, vous vous êtes finalement vue sur une photo prise pendant les vacances. Que vous vous êtes prise en pleine figure.


Alors, vous avez pensé que vos échecs sentimentaux successifs venaient certainement en partie de ce problème. Que vous, vous n'avez pas de bon profil. Chez vous, c'est tout moche. Que cette situation vous fait secrètement souffrir depuis si longtemps. Que rien ne vous va. Que vous vous habillez en fonction de ce que vous trouvez et non comme vous aimeriez. Que vous ne pouvez pas porter de jupes ou de robes. Que vous n'allez jamais chez le coiffeur puisque de toute façon aucune coupe ne parvient à vous embellir. Que, au grand malheur de Minouchette, vous ne mettez jamais les pieds à la piscine alors que vous adorez nager parce que vous ne supportez pas l'idée de devoir enfiler un maillot. Que dans votre taille, vous n'arrivez plus à trouvez de strings (humour...).


Voilà maintenant des années que vous vous cachez derrière ces tonnes de nourriture avalées, comme dit Caroline. Il y a bien longtemps que vous avez passé la barre des trois chiffres. D'ailleurs, vous avez banni la balance de chez vous, tu sais, Salopa, comme l'a très justement surnommée Angel. C'est devenu un cercle vicieux duquel il vous faut sortir.


Vous avez donc décidé d'arrêter de faire l'autruche.


Si Caroline a choisi d'aller consulter M. Zermati, vous, vous vous êtes lancée dans le programme Herbalife. Vous vous nourrissez désormais de poudre et avalez du cacheton. Ouais, la coach, j'ai dit cacheton, pas de remarque please. Faut appeler un chat un chat, quoi. Ça va pas être facile. Mais cette fois-ci doit être la bonne.


Et, pitié, pas de comm condescendant ste plaît. Merci.

03 octobre 2007

Psychose

Marre!!! Totale déprime ces derniers temps!!! Vous avez eu hier votre second rendez-vous chez l'endoctrinologue!!! La consigne lors du premier rendez-vous était de résister à tout grignotage. La première semaine a été très difficile. Vous avez redécouvert la sensation de faim. Vous n'avez pas du tout aimé. Mais bon, un peu de volonté, vous avez tenu. Et vous avez réussi à tenir le rythme. Jusqu'à la semaine dernière. Engueulade avec Ex. Cet Abruti a passé le week-end avec Minouchette chez un couple de ses amis qui rénove un corps de ferme pour en faire un gîte. Bon jusque là... Mais il n'y a pas encore de sanitaires. Et ils ont dormi à l'arrière d'un camion de livraison. Alors qu'il faisait quoi, 5° à tout casser dehors. Bilan: Minouchette avait 38.5° de fièvre le soir en rentrant. Une parole en amenant une autre, vous avez fini par vous engueuler. Bref, tout ça pour dire que quand vous êtes montée sur la balance, cette garce n'a affiché que 1 kg de moins par rapport à l'autre fois. Vous avez du expliquer le pourquoi du comment à Dr G. Qui a exigé que vous alliez consulter un psychologue spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire. Très courant paraît-il. Tandis qu'elle vous expliquait les tenants et les aboutissants du programme qu'elle souhaitait mettre en place pour vous, avec le concours du psy, vous avez senti vos yeux s'humidifer. Vous vous êtes sentie redevenir une toute petite fille, figée devant les explications et recommandations de Dr G. Vous avez fait, comme à l'époque, de gros efforts pour ne rien laisser transparaître. Et vous avez réussi. Pas la moindre petite larmichette n'est sorti de votre oeil. Vous savez parfaitement qu'elle à tout à fait raison, ce qui vous déprime encore plus. Oui, en effet, vous vivez depuis des années avec un profond mal être (qui ne s'est pas arrangé les années passant bien sur), profondément ancré. Et c'est évident, n'est-ce-pas, que vous n'allez pas vous en débarrasser comme ça.
Et aller voir un psy! Ok! Mais 50 euros la consultation non remboursée, vous allez les dégoter où? Vous n'avez déjà pas de loisirs, faute de moyens. Sur quoi donc allez vous pouvoir grappiller? Vous n'allez quand même pas priver Minouchette de ses cours d'équitation pour aller raconter à un type que vous ne connaissez pas les méandres de vos problèmes de famille! Là si vous commencez, c'est sur, il vous met une séance la semaine. C'est trop la merdasse chez vous! Et puis, votre vie, une loose totale! Ouais, ok, vous avez le profil parfait pour aller consulter un psy, ne serait-ce que pour lever le traumatisme que représente d'avoir été en partie élevée par ma grand-mère (vous avez grandi au cassoulet william saurin et au steak haché/purée, exclusivement)(c'est obligé que vous soyez grosse maintenant).
S'cusez, hein, vous devez aller pleurnicher un coup. Histoire de calmer vos nerfs.

27 août 2007

Docteur G.

Bon, ben voilà. Vous avez fini par céder à Môman. Vous êtes allée voir Docteur G, endocrinologue de son état. Pourtant, après le coup de la diététicienne, vous vous étiez jurée de ne pas recommencer. Et pourtant. Vous y êtes quand même allée. Vous avez payé 45 euros pour qu'elle vous dise de boire beaucoup d'eau, de faire du sport, de modérer votre alimentation, et tout le blabla habituel. Un plus quand même: elle vous conseille de consulter un psy, en complément, pour résoudre votre rapport conflictuel avec la nourriture (qui donc selon elle provient d'un noeud psychologique, mais là, ce n'est plus de son ressort). Mais, avant de conseiller un confrère, faut voir. Elle vous donne certaines consignes à respecter scrupuleusement. Si vous tenez le mois sans flancher, vous êtes récupérable. Et puis, juste avant de vous faire monter sur sa saloperie de balance (oui, cette chose vous donne 5kg de plus que la votre, oui: 5kg!!!), elle vous demande le poids le plus faible que vous vous souvenez avoir fait dans votre vie d'adulte. Euh...... Etes-vous vraiment obligée de répondre?? Mais le pire de tout ça, c'est que vous vous surprenez à espérer. Si ça pouvait fonctionner cette fois-ci? Cela ne vaut-il pas le coup d'essayer? Au pire, ça ne fera qu'une claque de plus. Vu le nombre de régimes que vous avez essayé, vous n'êtes plus à ça prêt.

17 août 2007

Mais euh !!!!!!!

Ballade sur le port hier soir avec Bec et une copine. La troupe s'arrête devant un magasin de bijoux fantaisie. Léchage de vitrine. Oh!! Allez, on va voir à l'intérieur. Bon. Bec (de 9 ans votre cadette) essaie toutes les bagues. Et les bracelets aussi. Elle lorgne sur un collier (maille grains de café). Le vendeur, très avenant, vous voit regarder avec elle et insiste pour vous faire essayer le collier. Vous avez beau lui dire que vous ne voulez pas l'acheter, non, vous vous retrouvez quand même avec ledit collier autour du cou. Commentaire du vendeur:"Joli!!". Ouais. Il comprend enfin que vous ne lorgniez pas sur son collier et le passe au cou de Bec. Et là: "Bof, non, ça fait vulgaire et grossier. Il vous faut quelque chose de fin" Euh.... Il parle bien du petit collier qui était joli sur vous deux minutes auparavant? Vous devez le prendre comment??? Se pourrait-il que cela tienne aux disons à peu près 40 kilos que vous avez de plus que Bec? Euh... Bien sur S se bidonne. Vous allez prendre l'air pendant qu'elle paie ses achats et récupère le numéro du vendeur. Il est pas si bien que ça ce magasin, d'abord.


Chienne de vie.

08 août 2007

Vive les Ronds petits patapons ...

Vous venez de découvrir le blog de Cathy. Ça fait bizarre. Vous avez eu l'impression de voir votre vie, étalée là devant vous. Parce que pour vous, qui faites 113 kilos pour 1.73m, c'est exactement le même topo.
Subir le regard des autres, leurs remarques acerbes, leurs jugements hâtifs, est le lot quotidien des Ronds. Amis, crions notre ras-le-bol!!! Explications:
L'obsession familiale. Môman qui vous harcèle pour suivre le régime qui lui a fait perdre ses quelques kilos en trop à elle. Faut dire qu'elle n'a pas la même morphologie que vous aussi, hein; vous, vous tenez du côté paternel. Vous n'avez pas eu la chance de Sister, qui elle a tout pris du côté de môman. Ou alors, c'est limite si elle vous prend pas elle-même rendez-vous avec telle ou telle diététicienne, qui est toujours é-pa-tan-te... Le regard parfois "haut perché" ou condescendant de votre soeur si-par-fai-te. Oui!!! Vous savez qu'elle est parfaite. Qu'elle mène une vie parfaite. Que son Chéri est parfait aussi. Ils vous gonflent d'être toujours parfaits. Vous complexez encore plus. Le clou, c'est quand elle vous sort, comme ça, avec son air entendu "je t'accepte telle quelle seulement si tu me prouves que toi tu t'acceptes". Impossible, bien sur. Du coup, elle vous juge. Et n'oublions pas votre paternel qui, avec sa copine, recense les boutiques grandes tailles et est tout content de venir de donner les adresses.
Les médecins, qui sapent le moral. "Il va falloir penser à faire quelque chose pour votre poids" Ben dites donc, c'est marrant ça, vous n'y aviez jamais songé, à perdre du poids. Vous devez avoir des gènes blonds. Ou alors, le médecin du travail qui s'exclame:" ben dites donc, vous avez pas maigri, vous, depuis la dernière fois" Vous lui en faites vous des remarques sur sa tronche de rat, à ce connard? Parce que lui non plus s'est pas arrangé, quand même! Batterie d'examens. Vous avez eu le droit à toutes sortes de diagnostiques, les plus sérieuses ayant été un dysfonctionnement de la thyroïde et un problème avec mon taux de cortisol, beaucoup trop élevé. Ce que ce crétin n'a pas noté, c'est que vu que plus le patient est gros, plus le taux est élevé. Conclusion: mon taux n'était pas inquiétant. Résultat des courses, vous jouissez d'une santé parfaite. Vous êtes bien contente de l'apprendre. Vous faites remarquer que vous le saviez déjà. On vous conseille de consulter un psy. Et voilà, le jugement tombe: vous ne maigrissez pas parce que vous ne faites pas d'efforts. Ben tiens! Qu'est ce que vous y pouvez, hein! C'est un cercle vicieux. Vous êtes mal dans votre peau alors vous mangez, mais quand vous mangez vous culpabilisez et vous vous sentez encore plus mal. Et comme vous vous sentez encore plus mal, vous mangez. Etc... Le milieu médical (les diététiciens et autres nutritionnistes particulièrement) a le chic pour vous donner l'impression de n'être qu'un gros gros morceau de viande. Les médecins sont méprisants quand vous n'entrez pas dans la norme. Ils se foutent que vous puissiez en souffrir. Ils vous enfoncent. Et hop! Re le cercle vicieux!
Ecole et amitiés. Forcément qui dit grosse dit aussi absolument aucune confiance en soi. Au lycée, vous étiez inexistante. Ou alors on ne vous prêtait attention que pour se moquer de vous. Vous avez essayé de lier amitié avec LE groupe, celui où il fallait être, celui des filles cool/populaires/bien foutues. Pour sortir de votre isolement. Pour ça, vous avez supporté tous leurs sarcasmes sans jamais broncher. Au point même de finir par faire pitié à certaines. Oui. Le fond du puits. Vous avez gardé de ces années fort sympathiques deux amies. Mais vous vous êtes toujours demandé si vous seriez amies si vous, vous aviez été bien faite. Parce que dans ce cas, vous auriez été une concurrente auprès du groupe mâle. Alors que là, vous ne leur faisiez pas d'ombre et vous étiez de toute façon leur bouc-émissaire et un faire-valoir.
Le regard et les réflexions des Autres. Vous annoncez que vous allez à la piscine. Réaction: "ah? Parce que tu nages, toi?" Non, vous essayez de vous noyer, mais le maître nageur ne veut jamais vous laisser couler. C'est pas de chance! Cette façon qu'on les gens de vous dévisager et de chuchoter en vous jetant des coups d'oeil en coin (il paraît que vous êtes parano; même pas vrai). La Rondeur est un handicap. Au cas où vous en auriez douté, maintenant vous êtes fixée. Et vu l'attitude des Autres, à priori, c'est aussi contagieux. Les Ronds n'ont pas le droit au respect, non non, faut pas compter là-dessus. Déjà qu'ils vous tolère, faut pas en demander trop, hein. On vous agresse, on vous plaint, on se moque de vous. Mais jamais vous n'avez droit à une once de respect. Non. A leur indifférence non plus.
Et puis. Et puis, il y a tout le reste. Quand vous montez dans un manège avec votre Minouchette, vous n'êtes jamais sure de pouvoir fermer la barre de sécurité. Vous vous tassez tant que vous pouvez mais vous avez quand même du mal à la fermer. Les sièges de cinéma/de bus/de train sont toujours si étroits! Les tourniquets dans certains magasins, dans lesquels vous ne pouvez pas bouger. Les chaises de jardin dont votre derrière essaie de s'évader. Les seins trop lourds, qui vous font mal au dos et qui vous empêchent de porter des chemises (et là, vous ne mentionnez même pas le prix de la lingerie en 100E, quand vous avez la folie de vouloir un modèle féminin et un peu sexy, quand vous arrivez à en trouver, hein, bien sur). La diététicienne qui vous fait noter au jour le jour chaque bouchée que vous avalez. A la fin de la semaine, vous êtes dépressive. Les publicités que vous recevez dans votre boite aux lettres à vous chez vous, qui veulent vous vendre des pilules amincissantes ou des programmes de remise en forme. Mais qui leur à dit b***** de m**** que vous étiez grosse. vous ne pouvez même pas avoir la paix chez vous. Vous suffoquez au moindre effort et êtes en sueur dès qu'un rayon de soleil se pointe. C'est atroce. La culpabilité chaque fois que vous mangez autre chose que des légumes vapeurs. La honte chaque fois que vous posez les yeux sur une couverture de magasine. Le ras-le-bol quand vous devez faire les magasins pour vous rhabiller, parce que évidemment vous ne trouvez jamais rien, rien ne vous va, tout est trop petit. Vous vous sentez ridicule, l'humiliation est permanente. Vous n'osez jamais sortir de la cabine d'essayage pour jeter un oeil dans la glace. Et encore. Ca, c'est quand les vendeuses ne s'occupent pas de vous. Parce qu'il y a celles qui vous regardent entrer dans leur boutique d'un air dédaigneux voir hautain, et vous lancent, mine de rien: "il n'y a rien pour vous ici". Salope.
N'avez-vous pas le droit d'exister, juste parce que vous êtes un peu différente? N'avez-vous pas le droit à un peu de considération simplement parce que vous ne collez pas à la norme imposée par les magazines? Ne peut-on pas vous laissez un peu tranquille? Franchement, vous n'êtes pas surprise qu'il y ai autant de suicides. Vous subissez tout le temps un telle pression, insidieusement, pour vous rallier aux normes. Là-dessus, tous les très ronds comprendront. Et en plus vous ne pouvez même pas envoyer paître tout ce monde. Quoique.
Vous, emmerdeurs de médecins, anorexiques convaincues. Vous, bande de connards qui me jugez sur un coup d'oeil. Vous, salopes qui venez tortiller du croupion sous le nez de mon mec. Toi, crétin qui les suit. JE VOUS EMMERDE.
Finalement, si en fait.